LE KRAV-MAGA

MMA

Le krav-maga, parfois écrit krav maga (hébreu קְרַב מַגָּע [ˈkʁav maˈɡa], littéralement combat rapproché), est à l'origine une méthode d'autodéfense d'origine juive et israélienne, combinant des techniques provenant de la boxe, du muay-thaï, du judo, du ju-jitsu, du karaté et de la lutte. Cette méthode, créée par Imi Lichtenfeld, est maintenant une base de l'armée israélienne et des services spéciaux israéliens pour se défendre au corps à corps face aux assaillants. La méthode est utilisée par de nombreux services de police et forces militaires dans le monde tels qu'aux États-Unis (FBI, DEA, marines), en France (GIGN, RAID, Légion étrangère) et au Royaume-Uni

(SAS).

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Le krav-maga ne présuppose pas que les combattants respectent un ensemble de règles. En particulier, l’entraînement insiste sur des situations atypiques telles que : la réaction à une attaque surprise ; le combat à mains nues contre un adversaire armé d’une arme tranchante (exemple : couteau) éventuellement dissimulée, une arme contondante (exemple : batte de base-ball) ou une arme à feu ; anticipation à ce que l’adversaire sorte une arme ou/et s’en serve ; le combat contre plusieurs adversaires, sortir d’une situation d’encerclement ; et la protection d'une tierce personne. L’entraînement au krav-maga couvre aussi des situations susceptibles de dégénérer en combat ainsi que des méthodes, aussi bien verbales que physiques. Les qualités développées lors de l’entraînement sont : l’amélioration des réflexes, la fluidité, la rapidité, la précision, l’utilisation correcte des armes naturelles du corps, la détermination, la maîtrise de soi, et des réponses adaptées aux situations d’agression. L’entraînement s’articule donc autour de trois piliers : les techniques de self-defense, le combat mais aussi la forme physique, nécessaire à la qualité de la garde, et du pratiquant de manière générale. La pratique en club se fait dans le respect et l'intégrité des pratiquants ; lors des différents exercices ceux-ci s'appréhendent en tant que partenaires. Malgré le contexte violent que le krav-maga évoque (attaque à l'arme blanche, étranglement, saisi,...), la pratique en club présente un taux de blessures extrêmement faible.

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L'auto-défense est une composante du krav-maga regroupant toute une série de techniques dont le but est de donner à ceux qui les apprennent la possibilité de se défendre contre des actions hostiles, d’être en mesure d’avoir le dessus sur leur(s) assaillant(s) et d’éviter d’être blessés. Cela comprend également les défenses contre toutes sortes d’agressions : coups de poing, coups de pied, étouffements, différentes prises et attaques à main armée (avec couteau, arme à feu, grenade ou gourdin). L’élève apprend ainsi à appliquer les différentes méthodes de krav-maga dans un maximum de situations (familières ou inconnues) : notamment obscurité, positions assise ou couchée, environnements étroits, contre plusieurs agresseurs.

Le combat au corps-à-corps marque une phase plus avancée du krav-maga, durant laquelle l’individu apprend à neutraliser rapidement et efficacement son assaillant. Celle-ci met en œuvre des éléments ayant trait au combat proprement dit : tactiques, feintes, attaques avec combinaison de plusieurs techniques, dimension psychologique du combat. Il existe plusieurs types de combats :

  • Combat technique : il permet de travailler sa technique, seul (shadow) ou face à un adversaire qui ne fait que recevoir les coups (avec ou sans esquives ou parades). Vitesse : lente.

  • Combat souple : il permet d’exercer les qualités de vision, de distance et de coordination des mouvements avec le bon timing, le tout en conservant son intégrité physique et son assurance. Celui-ci se fait dans le respect des deux pratiquants, assimilés à des partenaires. Vitesse : moyenne.

  • Combat appuyé : le but est d’éprouver sa propre efficacité, avec des coups portés mais également reçus. La gestion du souffle et du stress est également recherchée. C’est une logique de progression dans l’échelle des combats. Vitesse : normale.

  • Combat dur : l’obtention de ceintures est subordonnée à cette épreuve (à partir de la ceinture verte est obligatoire pour les moins de 40 ans). Ce combat, très encadré, permet au pratiquant de donner le maximum de son potentiel dans un contexte de stress et de peur, tout en gardant sa lucidité. Il permet également de témoigner du courage du pratiquant ainsi que de son investissement dans la pratique du Krav Maga. Vitesse : normale.

Outre les combats entre deux adversaires, en entraînement , se pratique aussi le combat "deux contre un", permettant d'apporter un réalisme face aux situations rencontrées dans la rue. Ceux-ci sont un outil pédagogique important concernant la gestion du stress et l'établissement d'une stratégie pour faire face à plusieurs adversaires.

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EN FRANCE

  • La Fédération internationale ICCS de Krav Maga (Israëli Contact Combat System) dirigée par Sharir Richman, avec des clubs à Nice, Lyon, Lagieux, Angoulème,...

  • KAMAG™ [archive] Paris, en 2001, Eli Avikzar nomma Sébastien Arie Kuczer en tant que représentant de son école pour la France, son école reste fidèle à l’esprit et aux méthodes qui lui furent enseignées.

  • KMG (Krav Maga Global) France créé en 2012 par Emmanuel Ayache, directeur de KMG France, Expert international en Krav Maga, 5eme DAN, formé par Eyal Yanilov.

  • La Fédération française de karaté et disciplines associées (FFKDA) autorisée en France par l'arrêté ministériel du 15 décembre 2008 qui lui accorde la délégation pour l'organisation et le développement du Krav Maga. En conséquence l'article L.212-5 du Code du Sport français est applicable.

  • La FEKM (Fédération européenne de krav-maga) de Richard Douieb.

  • La FKMDS (Fédération krav maga défense système).

  • Le réseau Krav Maga Experts, fondé à New York [archive] et avec des studios à Lyon [archive] et à Mexico [archive].

  • Il existe d'autres associations indépendantes qui ne sont pas structurées en fédération : KMS France, KAMAG, IMADS - Israeli Martial Arts, etc.

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Imi Lichtenfeld

Imi Lichtenfeld 1.png

Sport

Période active

Krav-maga

De 1923 à 1998

Biographie

Nationalité sportive

Tchécoslovaquie

Nationalité

Tchécoslovaquie, royaume de hongrie et Israël

Naissance

26 mai 1910

Lieu de naissance

Budapest ( Hongrie )

Décès

9 JANVIER 1998( à 87 ans )

Lieu de décès

Netanya

  • Imrich ("Imi") Lichtenfeld, dit Imi Sde-Or en hébreu, né le 26 mai 1910 et mort le 9 janvier 1998, est le fondateur officiel de la méthode krav-maga.

  • Depuis son décès, il y a une multiplication des fédérations de krav-maga, chacune se proclamant son héritière.

BIOGRAPHIE

De 1910 à 1940

  • Imi Lichtenfeld naît en 1910 à Budapest puis passe sa jeunesse à Bratislava, alors en Tchécoslovaquie (en Slovaquie de nos jours), inspiré et encouragé par son père Samuel, ancien acrobate de cirque et lutteur, professeur d'éducation physique, détective et instructeur en Chef de la Police Départementale reconnu pour son enseignement de la self défense, mais aussi pour ses nombreuses arrestations. Imi pratique de nombreux sports. Il se concentre finalement sur la gymnastique, la lutte et la boxe, participant activement pendant dix ans à un grand nombre de compétitions, dont il sort souvent victorieux, principalement en lutte.

  • Quelques dates parmi les plus marquantes :

  • En 1928 Imi gagne le championnat de lutte de la jeunesse Slovaque.

  • En 1929 il gagne le même championnat de lutte mais chez les adultes et dans deux catégories de poids différentes, ainsi que le championnat national de boxe plus une compétition internationale de gymnastique.

  • En 1935 : une côte cassée pendant un entraînement juste avant une compétition en Palestine l'empêche d'y participer ; de cet événement il va tirer un principe de sécurité dans la pratique, contraire à l'attitude qui consiste à gagner à tout prix : « en premier, ne sois pas blessé… ».

  • De 1936 à 1940 Imi se consacre plutôt à la lutte. Il entraîne, pratique et gagne une douzaine de médailles et de prix. Il est considéré comme un des meilleurs lutteurs européens. Parallèlement, il pratique aussi l'acrobatie et s'investit dans les arts dramatiques. Il enseigne la gymnastique à une des meilleures troupes de théâtre de Tchécoslovaquie et joue dans plusieurs productions.

  • Durant cette période, Imi participe à d'innombrables affrontements et combats de rue contre des agresseurs antisémites seul ou en groupe. Avec la montée du fascisme et de l'antisémitisme, les nazis se répandent en Slovaquie et les juifs sont violemment agressés. Imi organise un groupe de jeunes juifs issus pour la plupart de la boxe, de la lutte ou de la musculation pour contrer les émeutes et empêcher les bandes antisémites de pénétrer dans le quartier juif. Il prit ainsi part à de nombreuses bagarres, qui aiguisèrent sa prise de conscience sur les différences entre les combats de rue et les compétitions sportives. Les premiers principes du krav-maga étaient nés :

  • Utiliser les réflexes, le mouvement naturel

  • Attaque et défense simultanées

  • Retrouver ses moyens après un coup

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De 1940 à 1964

  • À partir de 1940 Imi, devenant un « problème » pour les autorités locales devenues fascistes, doit quitter sa maison, sa famille et ses amis. Il s'embarque dans le dernier navire immigrant qui réussit à échapper aux nazis. Il s'agit d'un ancien bateau de rivière appelé le Pentcho et reconverti au transport de centaines de réfugiés d'Europe centrale vers Israël.

  • Dans le Delta du Danube, le bateau est placé en quarantaine pour tenter d'affamer les passagers. Plusieurs fois Imi doit se jeter à l'eau pour sauver des passagers tombés ou pour récupérer des sacs de nourriture, mettant sa vie en danger. En sauvant un enfant de la noyade, il attrape une infection de l'oreille qui faillit lui coûter la vie.

  • Le bateau n'est pas détruit en raison de son fond plat qui lui évite de sauter sur les mines.

  • Plus tard, la chaudière du bateau explose, il s'échoue vers une île grecque (Kamilanisi).

  • Imi et quatre de ses amis prennent une chaloupe et vont vers la Crète pour demander de l'aide. Préférant ignorer l'infection de son oreille et les contestations de ses amis, Imi refuse d'abandonner les rames pendant une journée entière. Mais en dépit de leurs efforts héroïques, les vents violents font chavirer leur chaloupe et ils n'atteignirent jamais la Crète. Le matin du cinquième jour, un navire de guerre anglais récupère les 5 survivants et les amène à Alexandrie en Égypte.

  • Imi, très mal en point, subit plusieurs opérations à l'hôpital. Il est alors proche de la mort et les médecins n'ont pas d'espoir pour sa guérison. Le chirurgien réussit à lui sauver la vie.

  • Après avoir récupéré, Imi rejoint la légion tchèque commandée alors par l'armée britannique. Il servit alors en différents points du Moyen-Orient pendant 1 an et demi puis reçut un permis d'entrée pour Israël.

  • En 1942 des amis de Imi le présentent au général Sadeh, général de la Hagana (pré – IDF = Israeli Defensives Forces. Hagana = force armée créée en 1920 pour organiser une défense des juifs en Palestine, considérée illégale par l'armée britannique qui administrait ce territoire et en contrôlait la défense) qui l'accepte immédiatement dans l'organisation en regard de ses talents de combattant au corps à corps.

  • En 1944, Imi commence à entraîner les combattants israéliens. Il entraîne plusieurs unités d'élites de la Hagana : Palmach (unités de combat créés en 1941 et qui vont bénéficier des connaissances acquises par tous les juifs engagés dans la deuxième guerre mondiale pour les Britanniques), Palyam (commandos marines) ainsi que des officiers de polices. Il leur enseigne la condition physique pour le combat, le dépassement des obstacles individuels, les tactiques de baïonnettes, les attaques de sentinelles, le combat au corps à corps sans arme (krav-maga en hébreu), la natation, le combat au couteau, le bâton.

  • En 1948, avec la naissance de l'État d'Israël, Imi devint instructeur en chef en éducation physique et en krav-maga pour l'armée. Il sert l'IDF pendant 20 ans affinant et développant sa méthode de self défense unique.

  • Imi a entraîné personnellement les meilleurs combattants des unités d'élites d'Israël et a formé de nombreuses générations d'instructeurs de krav-maga – pour cela il a gagné la reconnaissance des plus hauts gradés de l'armée.

  • Plus tard, le ministère de l'éducation donne la reconnaissance d'état pour l'enseignement du krav-maga aux civils.

  • Le krav-maga a dû répondre aux besoins variés nécessaire à l'IDF. Il devait être facile à apprendre et à appliquer, de telle sorte qu'un soldat, un employé de bureau ou un combattant d'unité d'élite puisse obtenir l'efficacité requise dans la plus petite période d'apprentissage et aussi que les techniques puissent être appliquées malgré un stress intense. Au début des années 1960 alors qu'il entraîne une unité de gardes de la Police Impériale en Éthiopie, Imi réalise qu'un des élèves essaye vraiment de le blesser alors qu'il montre une défense contre une attaque à la baïonnette. À l'attaque suivante, Imi le frappe très durement et le met hors de combat. Cet incident le fait réfléchir sur l'attitude à transmettre aux élèves pour s'entraîner dans de bonnes conditions et prévenir les blessures : « n'essayez pas peur de prouver qui vous êtes ».

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De 1964 à 1998

  • En 1964, après s'être retiré de l'IDF, Imi commence à adapter le krav-maga aux besoins civils. La méthode est adaptée pour convenir à tout le monde : hommes et femmes, jeunes et adultes, tous ceux qui auraient besoin de survivre à une attaque avec un minimum de risque et de dommages.

  • Pour répandre sa méthode : Imi établit 2 centres d'entraînement à Tel Aviv et Netanya, sa ville de résidence, qui devient un centre pour les pratiquants de krav-maga.

  • Il adopte le système de ceinture pour structurer le krav-maga et assurer une progression rapide en toute sécurité.

  • Pendant ce temps Imi continue à servir comme consultant et instructeur de krav-maga pour l'IDF et d'autres forces de sécurité.

  • En 1972, la première formation d'instructeur destinée aux civils à l'institut Wingate démarre.

  • Dès lors la méthode se répand auprès de nombreux civils.

  • En 1978, Imi crée l'Israeli krav-maga Association pour disséminer la méthode et transmettre ses valeurs. Il en restera le président jusqu'à la fin de sa vie.

  • En 1981, le krav-maga commence à se développer dans le monde.

  • En 1995, Imi crée le IKMF (International Krav Maga Federation).

  • Jusqu'à ses derniers jours, Imi continua à développer les techniques de krav-maga et ses concepts. Il supervisait personnellement les plus hauts gradés du krav-maga et passait du temps avec les instructeurs. Imi contrôlait les progrès et les réussites de ses élèves, les captivant avec sa personnalité unique et son sens de l'humour prononcé et leur communiquant sa connaissance et son avis

  • Le 9 janvier 1998, Imi Lichtenfeld meurt à l'âge de 87 ans.

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